Départ d’Hà Giang pour rejoindre Hoàng Su Phì, 96 km, 2 heures de route.
Petite pause pour mettre nos doudounes et nos vêtements de pluie.
Au col le plus haut, un épais brouillard nous entoure.
Arrivés à Hoàng Su Phì, le GPS nous indique de prendre un chemin qui grimpe dans la montagne avant de perdre le signal satellite.
Le chemin devient de plus en plus difficile et au bout de 3 km nous faisons demi-tour suite aux indications d’un paysan du coin.
Un kilomètre plus loin, on nous indique de remonter par un autre chemin.
« Gilles, redescendons au village pour nous poser et faire le point, ce sera plus sûr. »
Nous nous arrêtons dans une petite boutique pour demander notre chemin. Une jeune femme en fauteuil roulant et qui parle anglais, nous invite à boire un thé et nous dessine sur une feuille de papier la route à prendre.
Quand je vous dis que le hasard n’existe pas !
Nous repartons sur le même chemin défoncé et dangereux que nous avions pris précédemment et continuons sur 2 km d’un autre chemin tout aussi difficile que le premier avec des pentes hallucinante de presque 45° !
Nous voilà enfin arrivés après 30 mn d’une ascension interminable ! Nous avons mis autant de temps pour faire les 96 km qui séparent Hà Giang de Hoàng Su Phì que les 3km qui séparent Hoàng Su Phì de notre « homestay » au milieu des rizières dans les montagnes !
L’hébergement est vraiment spartiate et dès la nuit tombée, les rizières se transforment en mare aux grenouilles qui font un tintamarre assourdissant qui va durer jusqu’au chant du coq au petit matin ! Boules « Quies » obligatoires !
Au diner, nous faisons la connaissance d’un couple de retraités bretons très sympathiques.
Épuisés par cette journée difficile nous allons nous coucher. Il va falloir bien se couvrir car les cloisons en bambou laissent passer l’air froid des montagnes !

